Voici venu le temps de se lancer dans le grand bain, d’assembler tous les éléments, de les malaxer, les mélanger pour obtenir une réaction, et si possible, une fusion…

Voici les principales questions :
☾ Comment raconter son histoire ? Passer de l’éther au concret ?
L’astuce est d’expliquer ce qui « est » grâce à ce que ce qui se passe. Le but est de faire vivre donc les éléments. Par exemple, pour faire sentir le caractère d’un personnage, il faut montrer ce qu’il fait. S’il est dans la lune, il peut perdre sans arrêt ses clés !

☾ Quel est le rythme de l’enchaînement des actions ? Personnellement, j’ai tout de suite eu envie d’une narration rapide, qui relie à l’instinct.

☾ Comment intégrer les descriptions, les pensées des personnages ? L’essentiel est de se rappeler qu’elles doivent avoir un lien avec ce qui se raconte.

☾ Comment faire intervenir les dialogues dans tout ça ? Regardez comment font les autres et inspirer-vous…

Trouver sa manière de compter me fait penser à un alchimiste qui s’y reprend, encore et encore, jusqu’à ce qu’il trouve… l’inexplicable… Les premiers jets sont rarement satisfaisants sauf miracle ! Par contre, ils délivrent une texture, une direction… L’important (et le plus difficile) est de garder la foi que le résultat sera beau. Etrangement, c’est en s’autorisant à sortir le chaos, que, soudain, comme par magie, une narration inconnue s’impose des profondeurs. Elle fait le même effet que lorsque l’on entend sa voix pour la première fois. Est-ce bien la mienne ? Le meilleur conseil que l’on m’ait donné : « Une narration ne se contrôle pas, elle surgit… » On ne la choisit pas, on apprend à lui ouvrir les bras.