Depuis le début de ces posts, je vous parle beaucoup de construction, de mise en place d’éléments… Je ne vous ai pas encore parlé d’écriture spontanée, celle où l’on se laisse porter, où les mots viennent les yeux fermés et où les doigts tapent tous seuls sur le clavier…

Je ne vous en ai pas encore parlé parce que, selon mon expérience, celle-ci vient quand tout a été mis en place pour l’accueillir… L’organisation rationnelle prépare un espace rassurant pour qu’un jet instinctif puisse s’écouler sur la feuille… Je ne crois pas au syndrome de la page blanche qui ne pourrait pas se résoudre. Cela indique que le cadre a besoin d’être renforcé, qu’un élément doit être amélioré. L’écriture spontanée a besoin de sécurité car elle porte en elle l’essence, la sensibilité, l’authenticité. Pour éclore, elle a besoin d’être protégé comme un trésor…

Je vois la création comme le résultat de l’entraide de ces deux polarités, de la sécurité et de la liberté, de la préparation et de la spontanéité, de la rationalité et de l’intuition, du principe masculin et féminin…