Avant de commencer la rédaction pure d’un livre, il se pose la question du point de vue. Ce choix est assez complexe mais je vais essayer de le résumer le plus simplement possible dans ce petit article.

En très simplifié, il s’agit de savoir si on écrit à la 1ère ou à la 3eme personne du singulier l’histoire du héros. Si on écrit à la 1ère personne on est dans sa peau et on décrit le monde et ce qui se passe à travers son regard (l’avantage est que le lecteur peut facilement s’identifier au héros). Si on écrit à la 3eme personne, on est dans la peau d’une sorte de personnage neutre qui décrit ce qu’il voit d’en haut (l’avantage est qu’on peut aller dans la tête de tous les personnages). Dans le 1er cas on écrit la scène à partir de l’intérieur du héros et dans l’autre cas à partir de l’extérieur.

Dans mes romans, j’ai choisi d’écrire à la 3eme personne car j’aime me mettre dans la peau de cette force invisible et omniprésente qui voit tout et qui sait tout. La difficulté est alors de trouver des astuces pour passer du dehors au dedans du personnage. Souvent c’est l’action qui le permet (exemple : le héros pédale sur son vélo, on entre dans ses pensées au moment où il observe le paysage puis on sort de sa tête quand il arrive à destination).