Cette première phase peut sembler une montagne : « écrire un livre ça prend des années et c’est très dur ». Comment commencer sans se noyer ?

Personnellement, je crée des supports pour noter des idées en vrac (car plus on note plus elles naissent) : un carnet toujours sur soi, un document Word (qui n’est pas le livre mais un brouillon) ou l’application « Notes » sur le téléphone. Prendre le réflexe d’aller écrire toutes les idées qui viennent par la tête, ce qu’on a envie, ce qu’on aime comme histoire, ce qu’on déteste, ses analyses de livres, ce qui nous faisait vibrer enfant, ses rêves de vie, faire des recherches sur des sujets qui nous plaisent même si ça part dans tous les sens. Tout, tout, tout ! Et cela dès qu’on a un moment de libre dans le métro, en attendant quelqu’un qui est en retard (du coup on adore attendre lol), au supermarché, en faisant une belle balade dans la nature… Bon ça énerve tout le monde car on a l’air super dans la lune mais c’est très important. Il m’arrive même de noter mes idées en marchant dans la rue… Les idées arrivent telles des fulgurances mais pour cela il faut avoir activer en soi le reflex qu’on va les noter. Sinon elle ne naissent même pas !

Les idées peuvent aussi venir la nuit dans les rêves… Par exemple, j’ai eu en rêve les deux titres de mes romans ainsi que des idées de scènes ! Pour cela, c’est important de toujours avoir de quoi noter en se réveillant. Cela active la possibilité que ça arrive même si rien ne se passe pendant des mois. Il peut aussi y avoir des signes le jour, des coïncidences, une scène qui ressemble à ce qu’on veut écrire qui se passe dans la réalité devant nos yeux… Tout peut indiquer l’histoire d’un livre…

Pour mon premier roman, j’ai construit l’histoire en assemblant des anecdotes concrètes qui étaient arrivées à des gens autour de moi alors que pour mon deuxième roman je suis allée chercher chaque rebondissement dans mon imaginaire… Ces manières de faire différentes se sont imposées à moi grâce à ce même processus !